{"id":414,"date":"2014-03-21T10:22:39","date_gmt":"2014-03-21T09:22:39","guid":{"rendered":"http:\/\/elof.fr\/editions\/?p=414"},"modified":"2014-03-21T10:22:39","modified_gmt":"2014-03-21T09:22:39","slug":"mort-du-livre-ou-disparition-des-lecteurs","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/elof.fr\/editions\/?p=414","title":{"rendered":"Mort du livre ou disparition des lecteurs ?"},"content":{"rendered":"<p>Voici un article qui a retenu notre attention et que nous souhaitons partager avec vous.<\/p>\n<p>Article par <a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/vox\/societe\/2014\/03\/20\/31003-20140320ARTFIG00094-mort-du-livre-ou-disparition-des-lecteurs.php#auteur\">G\u00e9rard de Cortanze<\/a>, lefigaro.fr<\/p>\n<p>A l&rsquo;occasion de l&rsquo;ouverture du Salon du livre, l&rsquo;\u00e9crivain G\u00e9rard de Cortanze revient sur la mort annonc\u00e9e du livre papier. Il rappelle que la question centrale n&rsquo;est pas celle du livre, mais de la lecture car, que seront les livres quand il n&rsquo;y aura plus de lecteurs pour les lire ?<\/p>\n<div>\n<p>Le 6 ao\u00fbt 2010, lors de sa conf\u00e9rence donn\u00e9e au Massachusetts Institute of Technology (MIT) Nicholas Negroponte, Professeur r\u00e9put\u00e9 et chercheur, a annonc\u00e9 la <em>\u00abmort physique du vieux livre papier d&rsquo;ici \u00e0 cinq ans<\/em>\u00bb, ajoutant: \u00ab<em>Cette hypoth\u00e8se est difficile \u00e0 accepter par la majorit\u00e9 des gens.<\/em>\u00bb Il tirait son argumentation du fait suivant: les livres num\u00e9riques seraient en train de supplanter les livres traditionnels aupr\u00e8s des consommateurs. Une \u00e9tude confirmant par ailleurs que les ventes de livres num\u00e9riques du Kindle &#8211; lecteur de livre \u00e9lectronique commercialis\u00e9 par Amazon.com, sa version internationale est disponible depuis janvier 2010 &#8211; avaient soi-disant surpass\u00e9 celles des livres \u00e0 couverture rigide.<\/p>\n<aside>\n<blockquote><p>\u00ab La lumi\u00e8re est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire. Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, \u00e9difier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout. \u00bb<\/p>\n<p>Victor Hugo<\/p><\/blockquote>\n<\/aside>\n<p>Cette \u00abmauvaise nouvelle\u00bb est \u00e9videmment \u00e0 mettre en relation avec les r\u00e9sultats de l&rsquo;enqu\u00eate Livres Hebdo\/Ipsos autour de la lecture. On y apprend que bien que celle-ci reste le \u00ab<em>deuxi\u00e8me loisir pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 des Fran\u00e7ais\u00bb<\/em>, la lecture au \u00abformat papier\u00bb est en net recul et que celle-ci n&rsquo;est pas \u00ab<em> <a href=\"http:\/\/www.lefigaro.fr\/flash-eco\/2011\/03\/17\/97002-20110317FILWWW00582-ebook-8-des-francais-en-ont-deja-lu.php\" target=\"\">relay\u00e9e par la lecture au format num\u00e9rique<\/a> <\/em>\u00bb. Cette enqu\u00eate r\u00e9v\u00e8le aussi que 69% des Fran\u00e7ais de 15 ans et plus ont lu au moins un livre dans les douze derniers mois &#8211; ce qui constitue un recul de cinq points en trois ans &#8211; et que si 45% des lecteurs lisent \u00abtous les jours ou presque\u00bb, ils sont 38% a reconna\u00eetre qu&rsquo;ils lisent \u00abmoins qu&rsquo;avant par faute de temps\u00bb ou parce qu&rsquo;il consacre leur temps libre \u00e0 d&rsquo; \u00abautres loisirs\u00bb. Deux citations me viennent en m\u00e9moire\u2026 Stendhal, qui \u00e9crit, dans une lettre adress\u00e9e \u00e0 sa s\u0153ur Pauline:<em> \u00abJe me f\u00e9licite toujours du hasard qui nous a port\u00e9s \u00e0 aimer la lecture\u2026 C&rsquo;est un magasin de bonheur toujours s\u00fbr et que les hommes ne peuvent nous ravir.<\/em>\u00bb Victor Hugo, qui affirme, dans son discours d&rsquo;ouverture du Congr\u00e8s litt\u00e9raire international de 1878: \u00ab<em>La lumi\u00e8re est dans le livre. Ouvrez le livre tout grand. Laissez-le rayonner, laissez-le faire. Qui que vous soyez qui voulez cultiver, vivifier, \u00e9difier, attendrir, apaiser, mettez des livres partout<\/em>.\u00bb<\/p>\n<p>Certes l&rsquo;homme du MIT oubliait, l&rsquo;aspect fondamentalement intime, tactile, du livre, et sans doute cette remarque d&rsquo;Anatole France qui pr\u00e9tendait \u00ab<em>on n&rsquo;est heureux par les livres que si l&rsquo;on aime les caresser<\/em>\u00bb, remarque Anatole France. Mais l&rsquo;affaire est plus grave qu&rsquo;on ne pense\u2026<\/p>\n<p>Tout d&rsquo;abord, les enqu\u00eateurs ont constat\u00e9 que les genres litt\u00e9raires qui perdaient le plus de terrain \u00e9taient les \u00ab<em>romans contemporains, les classiques et les litt\u00e9raires de l&rsquo;imaginaire<\/em>\u00bb ou profit des romans policiers, des \u00abromans sentimentaux\u00bb, les livres pratiques et des livres \u00absur l&rsquo;histoire\u00bb, ces derniers n&rsquo;ayant que peu \u00e0 voir avec les romans historiques.<\/p>\n<p>En second lieu, et c&rsquo;est plus inqui\u00e9tant encore, la lecture num\u00e9rique ne vient nullement compenser le recul de la lecture du livre papier. Et cela bien que 46% des foyers avec enfants soient \u00e9quip\u00e9s de tablettes. Contrairement aux all\u00e9gations de l&rsquo;homme du MIT, le taux de lecture num\u00e9rique n&rsquo;a progress\u00e9 que de trois points en trois ans, passant de 8 \u00e0 11%. Et cela malgr\u00e9 l&rsquo;essor ph\u00e9nom\u00e9nale de l&rsquo;offre \u00e9ditoriale num\u00e9rique et de l&rsquo;\u00e9quipement des m\u00e9nages en tablettes et autres supports num\u00e9riques. La question fondamentale \u00e9tant, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du \u00ablivre papier\u00bb ou de la tablette num\u00e9rique: encore faut-il qu&rsquo;il y ait des lecteurs pour utiliser l&rsquo;un ou l&rsquo;autre support, pour faire en sorte que papier ou tablette la lecture soit encore ce que Montaigne appelait la compagne de l&rsquo; \u00abhumain voyage\u00bb. Or, l&rsquo;animal lisant est une esp\u00e8ce en voie de disparition. On s&rsquo;\u00e9meut beaucoup de la disparition de certaines fleurs, d&rsquo;insectes, d&rsquo;animaux, de poissons, mais beaucoup moins de la disparition de certaines langues &#8211; comme le ladino par exemple, venu du fond des temps de l&rsquo;Espagne juive &#8211; et moins encore du lecteur.<\/p>\n<p>Selon une autre enqu\u00eate, r\u00e9alis\u00e9e par l&rsquo;Insee, cette fois, un Fran\u00e7ais sur cinq se trouve \u00aben situation pr\u00e9occupante\u00bb face \u00e0 l&rsquo;\u00e9crit et \u00e0 la lecture, et un nombre non n\u00e9gligeable d\u00e9sapprend \u00e0 lire.<\/p>\n<aside>\n<blockquote><p>Il fut un temps o\u00f9 l&rsquo;on br\u00fblait les livres par le feu. Aujourd&rsquo;hui, les autodaf\u00e9s sont pass\u00e9s de mode, mais, en r\u00e9alit\u00e9, il est des moyens beaucoup plus subtils de nier l&rsquo;existence des livres.<\/p><\/blockquote>\n<\/aside>\n<p>Il fut un temps o\u00f9 l&rsquo;on br\u00fblait les livres par le feu. Aujourd&rsquo;hui, les autodaf\u00e9s sont pass\u00e9s de mode, mais, en r\u00e9alit\u00e9, il est des moyens beaucoup plus subtils de nier l&rsquo;existence des livres. Il y a dix ans, dans sa conf\u00e9rence d&rsquo;ouverture du salon du livre de Turin, George Steiner rappelait que nous avons plus que jamais besoin des livres mais que les livres, eux aussi ont besoin de nous. Qui ne se souvient de Farenheit 451, le c\u00e9l\u00e8bre roman de Ray Bradbury. Montag, le pompier qui d\u00e9cide de ne plus br\u00fbler les livres mais de les conserver, prend le maquis, et rejoint ceux qui, pour sauver le livre, ont remplac\u00e9 son support de papier par la m\u00e9moire. Faber, le vieux professeur, lui confie sur le chemin longeant la voie ferr\u00e9e menant au campement o\u00f9 se r\u00e9unissent les r\u00e9sistants: \u00ab<em>Vous n&rsquo;avez pas besoin de livres mais de ce qu&rsquo;il y avait autrefois dans les livres.<\/em>\u00bb<\/p>\n<p>A la lumi\u00e8re de cette enqu\u00eate, on sent bien que plusieurs th\u00e8mes sont li\u00e9s: celui du livre &#8211; papier ou num\u00e9rique &#8211; et celui de la langue fran\u00e7aise: les deux sont en p\u00e9ril, il est inutile de se voiler la face. La mont\u00e9e des particularismes, les repliements communautaires, le morcellement de la soci\u00e9t\u00e9 recroquevill\u00e9e sur des int\u00e9r\u00eats corporatistes, l&rsquo;oubli du grand projet issu de la R\u00e9volution &#8211; forger une communaut\u00e9 d&rsquo;hommes libres autour d&rsquo;une langue commune -, l&rsquo;abandon devanc\u00e9 par certains du fran\u00e7ais face \u00e0 l&rsquo;anglais, le l\u00e2chage des lyc\u00e9es fran\u00e7ais \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger dont on semble avoir oubli\u00e9 le r\u00f4le primordial &#8211; porter \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur la langue et la culture fran\u00e7aises -, tout ceci met la langue fran\u00e7aise en p\u00e9ril, et le combat consistant \u00e0 lutter pour qu&rsquo;elle reste bien davantage qu&rsquo;un moyen de communication, un humanisme, une culture, une histoire, ce que L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor appelait \u00ab<em>une langue de la civilisation de l&rsquo;universel<\/em>\u00bb, est indubitablement li\u00e9 au combat men\u00e9 pour que vive le livre, donc la lecture.<\/p>\n<aside>\n<blockquote><p>La lutte contre le livre \u00e9lectronique, l&rsquo;automatisation en biblioth\u00e8que et la num\u00e9risation du monde en g\u00e9n\u00e9ral pour tous ceux qui d\u00e9fendent le livre papier est n\u00e9cessaire.<\/p><\/blockquote>\n<\/aside>\n<p>Lors d&rsquo;un Salon du livre de la Porte de Versailles \u00e0 Paris, il y a quelques ann\u00e9es, un collectif \u00abLivres de Papier\u00bb s&rsquo;\u00e9tait \u00e9lev\u00e9 contre la num\u00e9risation du livre et avait coll\u00e9 des affiches de protestation. La lutte contre le livre \u00e9lectronique, l&rsquo;automatisation en biblioth\u00e8que et la num\u00e9risation du monde en g\u00e9n\u00e9ral pour tous ceux qui d\u00e9fendent le livre papier est n\u00e9cessaire. Aujourd&rsquo;hui un Fran\u00e7ais sur deux n&rsquo;entre jamais dans une librairie. Il est illusoire de penser que ces Fran\u00e7ais qui ne lisent pas vont d\u00e9couvrir la lecture gr\u00e2ce au livre num\u00e9rique. La lutte livre papier\/livre num\u00e9rique est une probl\u00e9matique obsol\u00e8te. La seule vraie question, pos\u00e9e par cette enqu\u00eate, est plus grave. Il n&rsquo;y a plus de temps \u00e0 perdre, c&rsquo;est la lecture qui est menac\u00e9e. Faute de lecteurs. Un livre, c&rsquo;est toujours quelqu&rsquo;un qui entre dans notre solitude, c&rsquo;est la s\u00e8ve vivante des esprits immortels. Ren\u00e9 Descartes, dans cet extrait du Discours de la m\u00e9thode, repla\u00e7ant le livre dans sa v\u00e9ritable temporalit\u00e9, \u00e9nonce: \u00ab<em>La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honn\u00eates des si\u00e8cles pass\u00e9s qui en ont \u00e9t\u00e9 les auteurs, et m\u00eame une conversation \u00e9tudi\u00e9e, en laquelle ils ne nous d\u00e9couvrent que les meilleures de leurs pens\u00e9es.\u00bb <\/em><\/p>\n<p>Je voudrais terminer ces quelques pages de r\u00e9flexions sur ce souvenir de ma lecture du livre d&rsquo;Ingrid Betancourt, <em>M\u00eame le silence a une fin<\/em>. Dans les sept cents pages que comportait ce t\u00e9moignage &#8211; elle fut retenue dans la jungle colombienne par les Farc, de 2002 \u00e0 2008 &#8211; , un certain nombre \u00e9tait consacr\u00e9 au livre et \u00e0 la lecture. La prisonni\u00e8re nous expliquait que gr\u00e2ce \u00e0 ces livres elle avait pu, lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;y plongeait, s&rsquo;\u00e9vader de l&rsquo;enceinte de fil de fer barbel\u00e9, des gu\u00e9rites, de la boue, des s\u00e9vices, et continuer de r\u00e9sister. Voil\u00e0 une belle histoire du livre qui sauve de la mort et du d\u00e9sespoir.<\/p>\n<p>Selon une \u00e9tude men\u00e9e par des chercheurs aux Etats-Unis, la lecture serait susceptible d&rsquo;augmenter les<\/p>\n<aside>\n<blockquote><p>Et que deviendra l&rsquo;humanit\u00e9 quand il n&rsquo;y aura plus que des livres, sans lecteurs pour les lire, sans miroir pour dire toutes les richesses qu&rsquo;ils contiennent et qui ne seront plus que des d\u00e9serts silencieux, sans voix, sans \u00e9cho ?<\/p><\/blockquote>\n<\/aside>\n<p>connexions \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur du cerveau, notamment en \u00ab<em>propulsant le lecteur dans l&rsquo;esprit des personnages<\/em>\u00bb. La lecture, en somme, fa\u00e7onnerait nos vies, et dans certains cas, nous aideraient m\u00eame \u00e0 nous construire. Fallait-il attendre que des chercheurs am\u00e9ricains se penchent sur le sujet pour nous r\u00e9v\u00e9ler ce que tout lecteur sait, sent, imagine: que la lecture le fa\u00e7onne, lui donne des armes pour la vie, ouvre son champ de vision, l&rsquo;aide \u00e0 penser, \u00e0 analyser, \u00e0 conceptualiser. Que serons-nous quand les lecteurs auront disparus de la surface de la terre et que deviendront les livres des biblioth\u00e8ques? Et que deviendra l&rsquo;humanit\u00e9 quand il n&rsquo;y aura plus que des livres, sans lecteurs pour les lire, sans miroir pour dire toutes les richesses qu&rsquo;ils contiennent et qui ne seront plus que des d\u00e9serts silencieux, sans voix, sans \u00e9cho? Quand les livres, faute de lecteurs, ne seront plus que des livres de sable?<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici un article qui a retenu notre attention et que nous souhaitons partager avec vous. Article par G\u00e9rard de Cortanze, lefigaro.fr A l&rsquo;occasion de l&rsquo;ouverture du Salon du livre, l&rsquo;\u00e9crivain G\u00e9rard de Cortanze revient sur la mort annonc\u00e9e du livre papier. Il rappelle que la question centrale n&rsquo;est pas celle du livre, mais de la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-414","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/elof.fr\/editions\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/414","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/elof.fr\/editions\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/elof.fr\/editions\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/elof.fr\/editions\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/elof.fr\/editions\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=414"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/elof.fr\/editions\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/414\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":415,"href":"http:\/\/elof.fr\/editions\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/414\/revisions\/415"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/elof.fr\/editions\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=414"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/elof.fr\/editions\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=414"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/elof.fr\/editions\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=414"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}